Michael Connely - Los Angeles River

Publié le par Sappy

 Sur la demande d'une vieille amie dont le mari vient de mourir, l'ex-inspecteur du LAPD Harry Bosch accepte de remettre de l'ordre dans les papiers du disparu. Rendu méfiant par les révélations d'un associé du défunt, il enquête et comprend qu'il y a eu meurtre. Encore faut-il le prouver et retrouver un assassin qui a laissé des traces un peu trop évidentes de ses intentions. C'en serait à croire qu'il a envie de se faire prendre, mais seulement au terme d'un périple de plus en plus dangereux. Pendant ce temps-là, l'agent du FBI Rachel Walling reçoit, elle, l'appel qu'elle redoutait depuis des années : le tueur le plus cruel et retors qu'il lui ait été jamais donné de traquer, à savoir... Le Poète... est de retour.



Je l'ai enfin fini ce bouquin. Pas qu'il soit chiant à lire bien au contraire. C'est le premier Connelly que je lis et sûrement pas le dernier. Cet auteur maîtrise son truc, il y a pas à dire. Les personnages sont bien rodés, la relation d'Harry Bosh avec sa petite fille est attachante. Les lieux de l'action sont parfaits : La cité des Anges et aussi la cité du pêché ( Las Vegas ). Et bien sûr, le psychopathe. Psychopathe. Et reste le suspense.




Le début :

"Je crois savoir une chose en ce monde. Une seule, mais certaine - et c'est que jamais la vérité ne libère. Et ce n'est pas que je l'aurais entendu dire ou dit moi-même alors qu'encore et encore je prenais place dans de petites salle d'interrogatoires et des cellules de prison et, là, poussais des hommes en haillons à m'avouer leurs péchés. Ces êtres, je leur ai menti et je les ai trompés. Pas plus qu'elle ne guérit la vérité ne sauve. Elle ne permet à personne de s'élever au-dessus des mensonges, des secrets et des blessures du cœur. Telles des chaînes, les vérités que j'ai apprises m'écrasent et m'emprisonnent dans une chambre enténébrée, dans un univers de fantômes et de victimes qui ondulent autour de moi comme des serpents. Dans cet endroit, le mal est tapi et attend. Dans cet endroit, miasme après miasme, il vous souffle à la bouche et au nez jusqu'à ce qu'on ne puisse plus lui échapper. Voilà ce que je sais. Ça, et seulement ça (...). "

Publié dans Polars américains

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