Ken Bruen - London Boulevard

Publié le par Sappy



Lorsque Mitch est libéré, après trois ans de cabane pour une bagarre dont il n'a gardé aucun souvenir, son pote Norton l'attend de pied ferme : appart, braquages, menus services sa voie est toute tracée. Mais Mitch veut changer, vivre à l'honnête. Alors il se dégotte un boulot d'homme à tout faire chez une star déchue du théâtre, la fantasque Liilian Palmer, qui rêve de revenir sur les planches. Un temps, il braque, brique et couche avec sa patronne. Jusqu'au jour où son passé resurgit avec violence, en s'en prenant à Briony, sa soeur adorée et un peu dérangée. Sans doute le meilleur livre de Ken Bruen, London Boulevard est un pastiche noir, ciselé, incisif et terriblement humain de Sunset Boulevard, le célèbre film de Billy Wilder avec Cecil B. DeMille, Gloria Swanson et de nombreuses stars du muet. Un terrain de choix pour Ken Bruen dont les personnages, toujours désespérés, se manipulent les uns les autres avec génie sur les planches de la vie.


Que dire de plus, à part que je commence à adorer cet auteur irlandais dont "Cauchemar Américain" se trouve sur le blog. J'en ai lu deux autres avant et j'aime. J'aime son style qui va droit au but, sa façon de ne pas donner ou presque des illusions joyeuses à ses héros de roman. J'aime ses personnages et leur façon de placer des citations un peu partout.
Au début, Mitch sort de prison, tout pourrait bien aller là, mais non. Mitch n'est pas du genre à se plier à l'autorité et fait parfois preuve d'un manque de self-control. Un laveur de vitre de voitures un peu trop entreprenant : un nez cassé. Et ça n'arrête pas.
Au milieu de tout ce désordre sans nom qui va s'ammonceler au cours de l'histoire, il y a quand même un point positif. Qui finira par être complètement détruit.
Je ne suis pas en train de vous raconter l'histoire, c'est une mise en garde. Ce livre est un roman noir, ça commence plutôt bien ( enfin ... ) et ça finit mal ou ça ne finit pas. Si vous n'aimez les histoires "tout est bien qui finit bien", c'est pas la peine de le lire. Sinon, allez y. Et je ne vous dirai qu'une chose : Sláinte.

Publié dans Polars irlandais

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