Ken Bruen - Cauchemar américain

Publié le par Sappy

 Lorsque Stephen l'Irlandais débarque en Amérique, ce n'est pas une première, mais cette fois-ci, il compte bien y vivre tous ses rêves de plouc du Connemara. Certes, le braquage ne s'est pas déroulé comme prévu : Tommy, son meilleur ami, est resté plombé sur le carreau tandis que le troisième complice, Stapleton, un tueur chevronné de l'IRA, a pris la poudre d'escampette sans demander son reste... Mais l'essentiel est là : le pognon est bien au rendez-vous et Stephen n'a plus qu'à se rendre à Tucson, en Arizona, et attendre l'arrivée de Siobhan, sa muse, son ange gardien et la sorcière du blanchiment de l'argent sale. Malheureusement pour Stephen, l'Amérique n'est pas un pays de cartes postales et les psychopathes sont légion et autrement plus effrayants que leurs cousins irlandais. Et dire que Stephen avait cru tout voir : tueur en série amphétaminé et amateur de musique country, beauté fatale mais venimeuse, petites frappes se croyant dans un film de Scorsese... Pourtant, rien ne sera épargné à notre jeune Irlandais et, très vite, le périple New York-Tucson va prendre des allures de voyage au bout de l'enfer...






Ce n'est pas un policier au sens classique. Il n'y a pas de flics ou de détectives privé et encore moins d'enquête. Mais c'est un livre noir, tous les personnages ont des vies à problème, viennent d'un milieu défavorisé. Parmi les personnages, il y en a trois (dont une) qui sont de vrais tueurs qui vaut mieux pas emmerder. Puis, c'est pas l'Amérique de l"american dream". Ken Bruen est un irlandais et ça se voit beaucoup. Outre, quelques termes en gaélique, whiskey et bière, le conflit Nord-Sud a une place assez importante dans le livre, néanmoins, lire ce livre, ne vous servira pas de leçon d'histoire.
Le résumé peut prêter à confusion : il est dit que, Stephen après avoir eu affaire à une femme fatale, un psychopathe fan de country et accro au speed, n'est pas encore sorti de la merde. En fait, ces deux là, font parti de cette merde noire.
Au début du roman, il peut être un peu difficile de suivre. On passe par plusieurs points de vue (celui de Stephen est à la première personne), parfois plusieurs au cours d'un même chapitre. Mais, on se laisse prendre trés facilement à la lecture et ça ne devient pas du tout gênant.
Bref, j'ai beaucoup aimé ce livre et j'en relirais d'autre de Ken Bruen. Au passage, j'ai déjà lu "Le Dramaturge" et "R&B Vixen" que j'avais beaucoup aimé.
Un dernier avertissement : si vous attendez d'un livre, n'importe son genre, ait un happy-end, passez votre chemin. Noir c'est noir.

Publié dans Polars irlandais

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